Des origines romaines

Pax Romana. Sous le règne de l’empereur Auguste la Paix Romaine étend ses bienfaits sur la Gaule qui fait désormais partie de l’empire. L’oppidum celte qu’est Tolosa peut alors se passer de ses hauteurs fortifiées, et se changer en ville de plaine plus propice au commerce et à la colonisation.

Pour cela les Romains n’hésitent pas à employer les grands moyens : ils descendent Toulouse de ses collines et la déplacent de quelques kilomètres pour l’implanter sur la rive droite de la Garonne, à l’emplacement du dernier gué naturel du fleuve avant l’océan.

Mais comment ériger une ville ex nihilo alors que les plus proches carrières de pierre se trouvent à 70 kilomètres, dans le piémont pyrénéen ? Les Romains tiennent la solution : la plaine de la Garonne est riche en argile, ils utiliseront donc la brique de terre cuite, dont la technique leur vient des civilisations antiques du Moyen Orient.

Les premières briques de la Gaule

Visible au musée Saint-Raymond, cette maquette des fouilles du fanum de Vieille-Toulouse reproduit les vestiges de ce qui est considéré comme le plus ancien bâti en brique de la Gaule, témoin d’un programme de constructions d’inspiration italique (milieu du premier siècle avant JC) :

brique(1)[1]

Dès le début de la construction de la nouvelle Tolosa les Romains utilisèrent largement la brique. Le rempart de Toulouse notamment, ouvrage honorifique plus que de défense, était célèbre pour la particularité unique en Gaule d’avoir une assise de pierres surmontée de briques. Son architecture mixte de pierres, galets et briques était tout à fait originale et faisait sa réputation.

De nombreux briquetiers de l’époque antique ont pu être identifiés grâce à des fragments de brique portant l’estampille de leur fabriquant :
brique(4)[1]

Ce qu’il en reste

Il ne reste malheureusement pas grand-chose de ce passé romain. La brique étant facilement réutilisable, les Toulousains du haut Moyen âge ne se privèrent pas de piller les sites romains pour bâtir leurs propres bâtiments. Il en alla de même tout au long de l’Histoire, de sorte que très probablement bien des monuments d’aujourd’hui comportent des briques d’origine romaine, réemployées de démolitions en reconstructions.

Vestiges du rempart romain de Toulouse :
muraille-(2)[1]

Vestiges de l’amphithéâtre romain dans le quartier de Purpan :
arenes-(14)[1]

Je ne saurais trop conseiller aux Toulousains et touristes la visite du très intéressant musée Saint Raymond, où de magnifiques témoignages de l’art romain trouvés dans la région sont exposés. Un des plus intéressants musées des Antiques de France.

Un des panneaux d’Hercule au musée Saint Raymond :
saint-raymond-(123)[1]

Un héritage : la brique foraine

Mais l’héritage le plus marquant et précieux de cette origine romaine est sans doute la brique elle-même, par sa nature de « pierre artificielle » ayant permis le développement monumental de la ville mais également par son format spécifique. Et vous allez voir dans la page suivante que conserver les caractéristiques de cette brique romaine n’allait pas forcément de soi.

Cliquez ici : lien vers la page suivante : la brique foraine.

 

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