Les bords de Garonne

La Garonne offre à Toulouse ses plus belles perspectives. La rive gauche avec ses deux hôpitaux d’origine médiévale et la rive droite avec ses quais et ses façades de brique sont reliées par le pont neuf, un ouvrage monumental de brique et de pierre qu’il fallut plus d’un siècle pour construire, seul capable de résister aux terribles crues que le fleuve connut dans le passé.

L’histoire de Toulouse avec la Garonne est une histoire d’amour/répulsion. Voie de communication pour le commerce, elle fut aussi la cause d’inondations dévastatrices qui expliquent que son cours soit corseté par de hautes digues tout au long de son passage à travers la ville.

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La rive gauche

Plus basse que la rive droite, la rive gauche fut le déversoir naturel du fleuve en crue. Plusieurs fois par siècle on déplora des inondations provoquant de nombreux morts. Elle devint par conséquent la rive des déshérités et des indésirables. Dès le Moyen âge on y construisit deux grands hôpitaux, le premier d’entre eux est l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques qui avait notamment pour vocation d’accueillir et de soigner les pèlerins sur la route de Compostelle. Cet ancien hôpital est classé à l’UNESCO, ainsi que la basilique Saint-Sernin, au titre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France. Le second est l’hôpital de la Grave, avec le spectaculaire dôme de cuivre de sa chapelle (18ème siècle). C’était surtout l’hôpital des lépreux et des pestiférés, qui dans ces grands bâtiments pouvaient être isolés des autres patients et bien entendu du reste de la ville.

Deux autres lieux intéressants bordent cette rive gauche : l’ancien château d’eau, qui fut en 1974 la première galerie de photos de France, et les anciens abattoirs transformés pour leur part en musée d’art moderne.

L’Hôtel-Dieu Saint-Jacques

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Près de l’entrée demeure un « tour à bébés ». Les bébés abandonnés étaient déposés dans la niche, la mère (ou quiconque apportait le bébé) sonnait, puis les religieuses faisaient tourner le tour pour récupérer le bébé tout en préservant l’anonymat du déposant (faute de quoi on aurait comme auparavant retrouvé des cadavres de bébés dans la campagne environnante) :
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La salle des pèlerins, ou salle des pas perdus, et ses belles boiseries dont la statue de Saint-Jacques :
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La salle des Colonnes servait de salle d’hospitalisation. Les colonnes ont été faites en 1858 avec des mâts de navires déclassés :
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L’hôpital de la Grave

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L’intérieur de la chapelle :
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Le château d’eau

L’ancien château d’eau (1825) avait pour fonction de récupérer l’eau de la Garonne, purifiée par la prairie des filtres, et de la redistribuer aux Toulousains. Sous l’impulsion de Jean Dieuzaide il est devenu en 1974 la première galerie de photos d’Europe :
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Les Abattoirs

Les anciens abattoirs du 19ème siècle, œuvre de l’architecte de la ville Urbain Vitry, accueillent désormais un musée d’art contemporain et un joli parc qui a remis en valeur une partie du rempart 16ème siècle de Toulouse :

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Picasso :
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Les remparts du 16ème siècle, édifiés quand l’Espagne de Charles Quint lorgnait sur le Languedoc :
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Le Pont-Neuf

Comme celui de Paris, le Pont-Neuf de Toulouse est le plus vieux pont de la ville. Il fut spécialement conçu pour résister aux crues dont les plus terribles emportaient régulièrement les ponts précédents.

Voulu par le roi François Ier en 1541, qui fit lever pour cela un impôt exceptionnel sur la région, il avait pour but stratégique de permettre le mouvement des troupes des deux côtés de la Garonne à une époque où l’Espagne de Charles-Quint se faisait menaçante. Commencé en 1545 il ne fut terminé qu’en 1632, l’argent étant souvent venu à manquer au cours de ces longues décennies. Il fut longtemps le seul pont sûr et permanent sur tout le cours de la Garonne.

En 1659 le Pont neuf était déjà en service depuis presque 30 ans quand Louis XIV vint officiellement l’inaugurer.

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La prairie des filtres et le cours Dillon

Un très beau parc borde la Garonne au pied du Pont-Neuf : il s’agit de la prairie des filtres, ainsi nommée car ses alluvions servaient à filtrer l’eau pour le château d’eau. Au début du 20ème siècle quelques finales du championnat de France de rugby se disputèrent sur cette prairie (6000 spectateurs en 1903 !). Elle servit aussi de première piste de décollage pour l’aviation à Toulouse, il y avait évidemment moins d’arbres !

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Le cours Dillon est l’œuvre d’Arthur Richard de Dillon, archevêque de Toulouse et président des États de Languedoc en 1763. Cette belle allée bordée d’arbres surplombant la digue de briques qui borde la prairie des filtres servait (et sert toujours) de promenade :
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La rive droite

La rive droite est d’une architecture plus récente que la rive gauche, de la fin du 18ème siècle au début du 20ème siècle.

De 1760 à 1780, Joseph-Marie de Saget redessina toute la rive droite de la Garonne du Pont-Neuf au Bazacle. Soutenu par les États du Languedoc, il mit en place la digue de brique et prévit un décor de façades uniforme structuré par des arcades. Mais la mort de Saget en 1782, puis la Révolution, empêchèrent le bon achèvement du projet dont il ne reste finalement que les arcades du rez-de-chaussée, les étages des immeubles ayant été laissés à la fantaisie des propriétaires. De plus, tout le long des quais, la ligne des arbres masque le linéaire des façades qui ne se laisse deviner qu’en hiver, quand les feuilles sont tombées.

Au sud du Pont-Neuf le quai de Tounis aligne également ses belles façades, très disparates pour le coup, et plutôt des 19ème et 20ème siècles.

Enfin comment ne pas évoquer la mémoire des fameux moulins de Toulouse, qui depuis le 11ème siècle par leur puissance et leur industrie firent l’admiration de plusieurs auteurs tels Rabelais et Arthur Young, et notamment ceux du Bazacle où naquirent au 14ème siècle les premières sociétés par actions de l’histoire. De là à en conclure que le capitalisme est né à Toulouse… certains ont franchi le pas. Il ne reste rien de ces moulins malheureusement, des usines hydro-électriques ayant pris leur place au 19ème siècle.

Le quai de Tounis :
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L’école des beaux arts, avec sa façade sculptée en pierre et sa spectaculaire cour de brique :beaux-arts-01[1].jpg

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Le port de la Daurade avait autrefois une activité commerciale, il est désormais un lieu de promenade et de détente :
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Le quai Lucien Lombard :
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Remarquez que même cette rue étroite à droite est équipée d’une fausse arcade et de fausses fenêtres, pour respecter le plan de Saget :
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La place et le quai Saint-Pierre :
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Le canal de Brienne rejoint la Garonne ici par une écluse. Il permet de relier la partie navigable du fleuve, en amont de la chaussée du Bazacle, au Canal du Midi.

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Le Bazacle est une retenue d’eau construite à l’emplacement d’un gué naturel sur la Garonne :

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La promenade Henri Martin au pied des digues et au ras de l’eau attire les Toulousains par son charme à la fois urbain et bucolique. Elle inspire tout particulièrement les artistes en herbe :

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Selon l’heure de la journée et la saison la brique se pare de couleurs différentes :

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Les Pyrénées sont parfois visibles dans le lointain :

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Cliquez ici : lien vers la page suivante : les places à programme.

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